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Le président français, Emmanuel Macron, a commenté hier soir le procès de l'écrivain franco-algérien, Boualem Sansal, qui s'est tenu hier au tribunal de Casablanca à Alger. Il a exprimé l'espoir qu'il soit libéré et puisse recevoir des soins, soulignant qu'il avait confiance en le président Tebboune et en sa capacité à comprendre que toute cette situation n'était pas sérieuse, car il s'agissait d'un grand écrivain et d'un homme malade.

Dans une déclaration aux médias, en marge d'une de ses activités, Macron a précisé qu'il ne mélangeait pas la question de Boualem Sansal avec d'autres sujets, espérant "que son affaire trouve rapidement une issue, étant une question humanitaire et de dignité pour tous", ajoutant : "C'est une question très importante, même pour l'Algérie."

Sansal a comparu hier, jeudi, lors d'une séance de procès, après environ cinq mois d'enquête judiciaire. Le procureur a requis une peine de 10 ans de prison, tandis que le jugement a été reporté à la semaine prochaine.

Boualem Sansal est en détention provisoire depuis son arrestation début novembre dernier à l'aéroport international. Il est poursuivi pour plusieurs accusations, suite à des déclarations qu'il a faites dans la presse concernant les frontières nationales, considérées par les autorités algériennes comme portant atteinte à la souveraineté.

De nouvelles accusations lui ont été ajoutées récemment, avant son procès, concernant son implication dans des activités d'espionnage au profit de puissances étrangères, selon les médias.